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Le Pompidou-Metz présente l'architecture gonflable de Josep Ponsatí dans l'exposition « Aerodream »

Arts.  Metz, 19/02/2021

Dès l’ouverture des centres culturels et jusqu’à la fin d’août 2021, l’exposition proposera une révision de l’art gonflable à travers les œuvres de plusieurs artistes, parmi lesquels Josep Ponsatí. Le Catalan s’est fait connaître internationalement comme artiste conceptuel à partir des années soixante-dix grâce à ses sculptures gonflables éphémères.




Le gonflable porte en lui l’idée du pneuma, du souffle ; un rapport immédiat au vivant, à l’évènement, à la vie. À partir de cette idée, l’exposition "Aerodream" du centre Pompidou-Metz révèle la dimension humaine du « pneumatique », dès les premières exploitations industrielles et militaires comme dirigeables, ballon-sonde, ensembles flottants ou leurres gonflables dès le XVIIIe siècle aux expériences développées par des nombreux artistes, designers et architectes jusqu’à nos jours.

Au milieu du XXe siècle, l’apparition de nouveaux matériaux (caoutchouc et dérivés, plastiques, résilles tissées…) a démultiplié les usages et applications possibles des structures gonflables qui ont donné lieu à une nouvelle architecture mobile et modulable. Mais c’est au travers de quelques expositions mythiques que le gonflable trouvera un écho international et une image publique, notamment l’exposition « Structures gonflables » au Musée d’art moderne de la Ville de Paris (1968), les pavillons de l’Exposition universelle d’Osaka (1970) et enfin la Documenta V (1972) à Kassel, où des artistes et architectes comme le connu Christo investissent l’espace public avec leurs œuvres.

Dans ce contexte, en Catalogne Josep Ponsatí (1947) participe aux actions collectives du conceptualisme dès la fin des années soixante avec ses premières sculptures cinétiques, de nature minimaliste et constructiviste. Ses œuvres dérivent bientôt vers le monde du gonflable, lesquelles le placent sur la carte de l’art conceptuel. En 1971, Ponsatí construit son premier gonflable et dès lors, il centre son expression plastique sur la production de grands gonflables. En 1973, grâce à sa participation à la Biennale de Paris, ses structures gonflables gagnent en résonance internationale. À partir des années quatre-vingt, Ponsatí a développé des objets sculpturaux aériens et éphémères de plus en plus complexes. En 1986, le Museu d’Història de Girona lui a consacré une rétrospective et actuellement son travail fait partie des collections du Centre Pompidou à Paris et du MACBA. En 2019, la Generalitat de Catalunya lui a octroyé le Premi Nacional de Cultura.

Parallèlement à la trajectoire de Ponsatí, le gonflable s’est incarné en autant de mobiliers, d’habitations et de structures de toute sorte. La généralisation des polymères plastiques a également ouvert la porte à une extraordinaire efflorescence de créations, des formes et des couleurs. L’architecture gonflable apparaît en même temps comme une « architecture de l’air », se soustrayant à l’inscription définitive et irréversible dans le temps et l’espace, échappant à la fondation et aux matériaux lourds. Il acquiert aussi une fonction critique et politique. L’impermanence du gonflable lui donne en effet une dimension intemporelle, celle de l’évènement, de l’action, de la participation. Il est l’instrument d’une intervention, ce qui n’échappera pas aux architectes ou artistes, comme ceux du Gruppo N, Piero Manzoni, Yves Klein ou Andy Warhol. Porteurs de la contestation qui gronde chez la jeune génération, les gonflables servent de prisme de lecture pour voir autrement le monde qui nous entoure.

Après la crise pétrolière de la fin des années 1970 qui sonnera le glas d’une idéologie de l’usage des plastiques, le gonflable s’efface progressivement, le courant post-moderne mettant à mal l’image de ce produit industriel. Mais depuis une dizaine d’années, avec l’apparition de nouvelles technologies plus écologiques, le gonflable retrouve ses lettres de noblesse et incarne une alternative qui permet de réinventer les possibilités spatiales et de reintroduir des expériences perceptives et cognitives différentes. L’apparition récente de textiles organiques laisse présager le développement de recherches où le gonflable pourra offrir de nouvelles options à l’architecture, au design, et introduire à de nouveaux principes constructifs.

 

 

Aerodream. Architecture, design et structures gonflables, 1950-2020

Pompidou-Metz en coproduction avec la Cité de l’architecture et du patrimoine

Du 30 janvier 2021 au 23 août 2021

Plus d’informations, ici.

 

 


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